Journée mondiale contre les mutilations génitales féminines

Le 6 février est la journée mondiale de la lutte contre les mutilations génitales féminines. Ces violences concernent près de 140 millions de filles et de femmes à travers le monde, dont 60 000 en France.

Excision en Afrique

Découvrez le site excisionparlonsen.org qui a été lancé le 1er février à cette occasion.

Retrouvez les différentes actions organisées par le GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles) sur leur site internet.

Voici une interview de Khady Koita publiée sur le blog Pour en finir avec l’excision. Nous avions rencontré Khady lors d’une conférence à Sciences Po l’année dernière : relire notre article avec vidéos de l’événement.

Lire également un autre témoignage de victime, un article à propos des opérations réparatrices, ainsi qu’un autre concernant la vigilance des infirmières scolaires.

Aussi, n’hésitez pas à rejoindre ce groupe facebook contre l’excision.

Et pour finir, une vidéo qui montre bien à quel point il est difficile de lutter contre cette pratique :

Pour plus d’information sur l’excision, vous pouvez consulter la page sur Wikipédia qui est très bien renseignée, en version française et surtout en version anglaise.

Et la circoncision ?

A quand une journée de lutte mondiale contre la circoncision imposée aux jeunes garçons ?

Ou plutôt, à quand une journée mondiale de lutte contre toutes les mutilations sexuelles, qu’elles soient féminines ou masculines ?

Il est en effet paradoxal de condamner toute atteinte au sexe féminin, mais de trouver parfaitement acceptable qu’on puisse porter atteinte au sexe masculin.

La différence du degré de gravité entre excision et circoncision ne devrait pas empêcher d’être cohérent : il s’agit dans les deux cas d’une atteinte à l’intégrité physique de l’individu, qui devrait en être protégé et ce quel que soit son sexe.

De plus, la circoncision masculine (ablation du prépuce) est comparable avec la mutilation génitale féminine de type 1a qui consiste en l’ablation du capuchon du clitoris (aussi appelé prépuce clitoridien).

Toutes les formes de mutilations génitales féminines sont (heureusement) condamnées par l’ONU et combattues, quel que soit leur degré de gravité.

Dès lors, une personne rationnelle devrait s’offusquer et condamner toutes les mutilations sexuelles imposées aux individus, qu’ils soient de sexe féminin ou masculin.

Droit au Corps, bien qu’étant un site centré sur la circoncision (lire notre présentation), ne fais aucun sexisme et considère que tous les êtres humains, quel que soit leur sexe, doivent pouvoir grandir et vivre sans qu’il soit porté atteinte à leur intégrité physique : nous condamnons donc fermement toutes formes de mutilations sexuelles, féminines comme masculines.