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Typologie des problèmes en matière de santé du pénis

Cette page décrit les problèmes répertoriés dans l’Observatoire de la santé du pénis.

Sommaire

Préconiser ou pratiquer la circoncision à cause d’un diagnostic erroné de « phimosis »

Préconiser ou pratiquer la circoncision en omettant de proposer une alternative moins invasive et dommageable

Banaliser la circoncision

Préconiser ou tenter de décalotter l’enfant

Préconiser ou pratiquer une mauvaise hygiène du pénis

Surmédicaliser le pénis

Nier ou minimiser les conséquences négatives de la circoncision sur la sexualité

Se tromper sur le développement normal du pénis

Préconiser la circoncision avec un argument spécieux

Fraude à l’assurance

*

Mise en garde juridique

Si un problème est corrigé par son auteur

Préconiser ou pratiquer la circoncision à cause d’un diagnostic erroné de « phimosis »

Le mot pathologisant « phimosis » est souvent utilisé à tort pour décrire un état normal de non rétractabilité du prépuce. Cette confusion entraîne des diagnostics erronés et peut servir d’alibi à la circoncision.

Préconiser ou pratiquer la circoncision en omettant de proposer une alternative moins invasive et dommageable

Il existe pourtant une gamme de traitements bien moins invasifs, dommageables et coûteux que l’ablation radicale du prépuce.

Banaliser la circoncision

Il est pourtant avéré que la circoncision peut engendrer des souffrances lourdes, pour la vie entière.

Préconiser ou tenter de décalotter l’enfant

Il est pourtant avéré que décalotter l’enfant est une mauvaise pratique.

De plus, les parents sont parfois culpabilisés par le médecin lorsqu’ils ne décalottent pas leur enfant.

Exemple réel : « On arrive à des situations où les parents ont laissé s’installer des adhérences durant des mois, voire des années. Résultat : le prépuce est devenu tellement étroit que la seule alternative devient la circoncision […] Et c’est justement pour éviter d’en arriver à cela, qu’il faut les décalotter ».

Il est également inapproprié de faire pression sur l’enfant pour qu’il se décalotte.

Préconiser ou pratiquer une mauvaise hygiène du pénis

Il est pourtant avéré que l’hygiène du pénis est simple.

Surmédicaliser le pénis

La méconnaissance du développement normal du pénis entraîne une surmédicalisation conduisant à des consultations et des interventions inutiles, voire nocives et traumatisantes, en plus d’engendrer des coûts importants pour la société.

Nier ou minimiser les conséquences négatives de la circoncision sur la sexualité

Il est pourtant avéré que l’ablation du prépuce peut avoir des conséquences négatives sur la sexualité de l’homme et sur celle de ses partenaires sexuel(le)s.

Se tromper sur le développement normal du pénis

Âge - Un prépuce non rétractable est la condition la plus fréquente avant l’adolescence.

Adhérence - Le mot pathologisant « adhérence » est souvent utilisé à tort pour décrire un état normal de fusion entre le prépuce et le gland.

Phimosis - Le mot pathologisant « phimosis » est souvent utilisé à tort pour décrire un état normal de non rétractabilité du prépuce. Cette confusion entraîne des diagnostics erronés et peut servir d’alibi à la circoncision.

Préconiser la circoncision avec un argument spécieux

Communication susceptible de tromper.

Exemple réel : « INDICATIONS ESTHÉTIQUES À LA CIRCONCISION : En cas de prépuce long, de prépuce abondant ou tout simplement par choix personnel, une circoncision peut être réalisée à visée purement esthétique. »

Cette communication est trompeuse car elle amalgame l’argument vrai qu’on peut tout à fait choisir de se faire circoncire « par choix personnel », avec l’argument faux qu’un prépuce long serait une « indication » à circoncire, avec d’une part l’implicite normalisateur qu’un tel prépuce serait inesthétique et d’autre part en sollicitant le registre de l’autorité médicale avec le terme « indication ».

Fraude à l’assurance

Certains médecins établissent de faux diagnostics de phimosis pour que la circoncision rituelle d’enfants, non justifiée médicalement, soit prise en charge par les assurances publiques et privées.

Mise en garde juridique

La réponse de Droit au Corps faite au responsable d’un problème inclut la mise en garde juridique suivante :

« À compter de ce jour et dans l’attente de votre correctif, le présent courriel de l’association Droit au Corps pourra être utilisé par tout plaignant contre vous-même, puisque vous n’êtes plus censé ignorer l’état de l’art en matière de santé du pénis. »

Si un problème est corrigé par son auteur

Si un problème est corrigée, Droit au Corps met à jour l’Observatoire : son statut passe du rouge au vert.

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